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« Desperate Romantics » (BBC, 2009)

16 Juil
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John-Everett Millais (Samuel Barnett), Dante-Gabriel Rossetti (Aidan Turner) et William Holman Hunt (Rafe Spall)

 

Desperate Romantics, mini-série BBC de 6 épisodes (60′) produite en 2009 avec Aidan Turner, Samuel Barnett, Rafe Spall, Sam Crane, Tom Hollander, Amy Manson, Zoe Tapper et Jennie Jacques.

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Dante Gabriel Rossetti, La Ghirlandata (1871-1874)

La première fois que j’ai eu en main le travail envoûtant des Préraphaélites, et surtout celui de Dante Gabriel Rossetti, a dû coïncider avec ma lecture des romans de Jane Austen grâce aux couvertures 10/18 de toutes leurs éditions qui correspondent chacune à un tableau de Rossetti, notamment Raison & Sentiments avec La Ghirlandata  

Je n’ai jamais très bien saisi le lien entre Jane Austen et les Préraphaélites (et je crois honnêtement qu’il n’y en a pas) mais l’esthétisme de ces tableaux, entre réalisme et imagination, m’a toujours séduit et c’est donc tout naturellement que j’ai relevé le défi de regarder Desperate Romantics, un biopic sur la Pre-Raphaelite Brotherhood.

Dante Gabriel Rossetti (Aidan Turner)

D’emblée, le personnage de Rossetti, joué par Aidan Turner (un certain Kili dans The Hobbit, vous savez ce film où pour la première fois, les nains sont sexy ?), est au centre de Desperate Romantics surement pour son charisme, sa personnalité haute en couleur et joviale. Mais, même si lhistoire de Gabriel est nettement plus exploitée que celles des autres (peut-être parce qu’on sait plus de choses sur sa vie et qu’elle est beaucoup plus intimement liée à son oeuvre), Desperate Romantics est bien une mini-série sur la confrérie préraphaélite presque au complet, peintres et critiques, artistes, Muses et mécènes : les fondateurs « Johnny » Millais, « Maniac » Hunt et Gabriel Rossetti ; Lizzie Siddal, Annie Miller, Effie Ruskin et Jane Burden les quatre modèles « maîtresses » ou encore le grand John Ruskin qui va rendre célèbres et populaires la Pre-Raphaelite Brotherhood.

Lizzie Siddal (Amy Manson)

Après un très bel et très engageant opening credits avec des touches de peinture plus colorées les unes que les autres, on rencontre rapidement la première Muse des Préraphaélites, Lizzie Siddal (Amy Manson) dans une scène pour le moins envoûtante où elle sort de la boutique de chapeaux où elle travaille et où elle dénoue ses magnifiques cheveux roux.

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John-Everett Millais, Ophelia (1852)

Si Lizzie est la muse presque exclusive de Rossetti, Elizabeth Siddal a surtout donné ses traits au tableau  préraphaélite le mieux connu (je l’espère), Ophelia de John-Everett Millais. Je ne connaissais pas l’histoire de sa production et le danger qu’a couru Lizzie pour poser ce magnifique tableau. Imaginez que ce tableau a été peint en plein hiver, dans l’atelier de Millais et que Lizzie a dû poser de longues heures toute habillée dans une baignoire remplie d’eau, seulement réchauffée par des bougies en dessous du tube. Desperate Romantics a forcément légèrement plus dramatisé cette scène mais absorbé par son travail (et par quelques rêveries mettant en scène la splendide Effie Ruskin dans la série), les bougies n’ont pu que s’éteindre sans qu’il s’en aperçoive et sans que Lizzie, en parfait modèle, ne se plaigne de quoi que ce soit. Dans la série, bien sûr, il a fallu rajouter une noyade avortée dans la baignoire mais Lizzie Siddal a vraiment gagné une bonne pneumonie, écourtant brièvement sa carrière de modèle.

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Annie Miller (Jennie Jacques)

J’ai toujours été fascinée par les chevelures auburns des modèles préraphaélites et j’ai eu mon compte dans cette série de belles rousses non seulement Lizzie mais aussi Annie Miller (Jennie Jacques), une autre modèle, peut-être moins sympathique que Lizzie, mais dont l’histoire rocambolesque, coquine et artistique avec William Hunt a de quoi pimenter cette série ! Anciennement une simple serveuse dans l’auberge que fréquentent les trois peintres, elle va surtout poser pour Hunt qui va même lui enseigner quelques bonnes manières pour devenir sa femme. Mais, vu la demoiselle et l’impulsivité du peintre, rien ne dit que leur engagement va ou non aboutir…. Ce qui est sûr, c’est qu’Annie a de nombreuses cordes à son arc et qu’elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, au point de gifler Hunt devant toute l’Académie  pour l’avoir vexée.

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William Holman Hunt, The Awakening Conscience (1853)

Le tableau le plus représentatif de la relation entre Annie et Hunt est surement l’un des meilleurs de William Holman Hunt, The Awakening conscience sur le thème de la femme déchue, de la maîtresse (voire de la prostituée) qui aspire à une meilleure vie et cette seule aspiration transfigure le visage du personnage féminin qui, comme l’oiseau qui essaye de s’échapper par la fenêtre, regarde intensément le monde au-dehors à travers cette fenêtre qu’on voit se refléter dans un miroir, le miroir de sa propre conscience. Rien n’est idéalisé, tout est cosy et les moindres détails ramènent à la vie moderne la plus banale entre cette maîtresse et son protecteur qui la tient captive chez lui et dans ses bras.

Mais ce que Desperate Romantics nous aide à nous souvenir, c’est que les Préraphaélites n’ont pas seulement voulu révolutionner l’art conventionnel de leur époque mais aussi, grâce à de talents complets, ils ont marqué leur époque toute entière en poésie comme Gabriel Rossetti mais aussi en faveur des femmes non seulement en s’intéressant dans leur tableaux à la place de la femme mais aussi à leur sort dans la société, particulièrement les prostituées, chose qu’on retrouve dans la série avec le dispensaire créé par Charles Dickens et qu’Hunt participe à faire connaitre, quitte à se prendre quelques gifles de plus !

Mais ce qui m’a vraiment touché, c’est le talent de poète de Rossetti que je ne soupçonnais pas et quel honte qu’il ne soit pas assez connu en France, sans aucune bonne traduction digne de ce nom. Grâce à Virginia Woolf, j’avais déjà entendu parler de l’oeuvre poétique de sa soeur, Christina Rossetti, et j’ai pu d’autant plus savourer quelques pièces parmi l’oeuvre très productive de Gabriel, notamment « Sudden Light » parfaitement mis en scène et déclamé dans la série. Et quand on en lit, on a envie de tous les connaitre !

SUDDEN LIGHT

By D.G. Rossetti

 I HAVE been here before, 
              But when or how I cannot tell: 
          I know the grass beyond the door, 
              The sweet keen smell, 
    The sighing sound, the lights around the shore.

          You have been mine before,— 
              How long ago I may not know: 
          But just when at that swallow’s soar 
              Your neck turned so, 
    Some veil did fall,—I knew it all of yore.

          Has this been thus before? 
              And shall not thus time’s eddying flight 
          Still with our lives our love restore 
              In death’s despite, 
    And day and night yield one delight once more?

Effie Ruskin (Zoe Tapper)

Mais, à part le bonheur de ce bouillon de culture en regardant naïvement une bonne série, Desperate Romantics nous plonge parmi les meilleurs du XIXe siècle : John Ruskin (Tom Hollander, déjà apprécié dans Any Human Heart), l’homme de génie qui fait et défait les artistes à la point de sa plume mais aussi l’homme secret qui ne touchera jamais sa splendide femme, Effie (Zoe Tapper) pendant les cinq années de leur mariage, Charles Dickens, le premier des critiques frondeurs contre les Préraphaélites dont la langue acerbe est aussi bien pendue que sa longue barbe mais encore William Morris et « Ned » Burne-Jones, malheureusement légèrement sous-développés dans la série malgré leurs talents respectifs. Quel dommage d’en faire principalement de fangirls aux trousses de Gabriel.

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Fred Walters (Sam Crane)

Et au milieu de tous ces personnages extraordinaires se cache Fred Walters, un membre de la confrérie préraphaélite qui parait presque totalement fictif mais qui semble être un de leurs nombreux associés, tapis dans l’ombre. (Pour mieux connaitre Fred, suivez cette page). Fred joue les narrateurs mais il représente aussi tous ceux qui aspirent à faire partie de cette confrérie, remplie de gens extraordinaires mais aussi de personnes sans prétention qui sont capables de révolutionner leur époque s’ils suivent les mêmes idéaux pour devenir plus que de simples inconnus. Si vous vous reconnaissez en Fred, c’est que vous aussi vous prétendez à faire partie de la PRB (Pre-Raphaelite Brotherhood) avec deux siècles de retard mais rien ne dit que, quelque part, une nouvelle PRB n’est pas en marche, prête à vous accueillir.

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The PRB

Pour mieux se documenter

Après avoir regardé Desperate Romantics, si vous avez comme moi envie de tout connaitre de ces trois là et de toute la PRB, c’est que vous êtes normalement constitué. Comme je ne connais aucune parfaite bibliographie sur la PRB à vous conseiller, la BBC est toujours là quand on a besoin d’elle grâce à ses documentaires de qualité comme celui qui suit, très, très bien fait :

Où se procurer Desperate Romantics ?

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Le DVD de Desperate Romantics est disponible à l’achat pour EUR 12, 15 (avec sous-titres en anglais uniquement)

 

 

« Sonnets portugais » d’Elizabeth Barrett Browning

30 Juin
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Elizabeth Barrett Browning (1806-1861)

 

« Le destin n’a pas épargné l’écrivain que fut Elizabeth Browning. Nul ne la lit, nul n’en parle, nul ne songe à lui rendre justice. »

(Virginia Woolf, article du Common Reader, 1931)

 

Je ne parle pas ici assez de poésie à mon goût, peut-être parce que ce n’est pas un genre actuellement très valorisé et pourtant, j’ai un grand amour pour la poésie. J’ai même publié  « Éclaircie de passage », l’un de mes poèmes sur ce blog l’an dernier, c’est quelque chose que je pratique très régulièrement mais je comprends la réticence de certains pour la poésie même si pour moi, ça a toujours été très naturel de lire et d’écrire des poèmes. 

John Keats (Ben Whishaw) dans Bright Star

Tout naturellement, en tant qu’anglophile, je ne pourrais pas me passer des poètes anglais pour vivre. Shakespeare, John Keats, William Blake, Lord Byron, Wordsworth, Coleridge, les sœurs Brontë ou Oscar Wilde sont d’éternelles sources d’inspirations et de plaisir pour moi. Vous l’aurez peut-être noté, rien que dans ma liste, les poétesses n’ont pas une grande place dans toute anthologie qui se respecte ce qui confirme ce qui disait Virginia Woolf dans Une chambre à soi sur la difficulté que représente l’accession au statut de poète pour une femme sans un minimum de conditions matérielles favorables.

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Emily Brontë

J’ai une tendresse toute particulière pour Emily Brontë et Emily Dickinson (dire qu’il faille traverser l’Atlantique pour trouver une poétesse digne de ce nom) qui, en plus de leur prénom, partage une même aura mystérieuse autour de leur vie et de leur oeuvre. Si vous l’avez l’occasion de vous procurer La dame blanche de Christian Bobin, vous aurez en main ce qui m’a donné envie de découvrir Emily Dickinson grâce à cette très belle biographie plus ou moins romancée.

 

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Robert Browning (1812-1889)

 

Toutefois, c’est d’une poétesse beaucoup moins connue que j’ai envie de vous présenter, qui a eu une vie (à mon sens) très romanesque et que j’ai découverte grâce à Virginia Woolf : Elizabeth Barrett Browning. Virginia Woolf a le chic de sortir de l’anonymat des auteurs inconnues (la soeur de Shakespeare, Christina Rossetti ou Sara Coleridge pour ne citer qu’elles) et de nous donner envie de les lire sur le champ ! Ça a été mon cas avec Elizabeth Barrett Browning, femme du poète Robert Browning et dont les vers de ses Sonnets portugais ont donné furieusement envie  à Rainer Maria Rilke de les traduire en allemand. Vous avez peut-être entendu parler de Flush de Virginia Woolf (l’une de mes prochaines lectures pour le challenge Virginia Woolf) et c’est par ce biais que j’ai été séduite par Elizabeth Browning sans même lire une seule ligne de cette biographie du point de vue du chien de la poétesse ce qui déjà aiguiserait la curiosité de n’importe quel lecteur.

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Elizabeth Barrett (Norma Shearer) dans The Barretts of Wimpole Street

Passage obligé quand on lit de la poésie anglaise, j’ai découvert les Sonnets portugais dans son édition bilingue de la NRF (la même que j’ai pour les poèmes d’Emily Brontë bien que j’ai fait l’acquisition récemment d’une version audio des poèmes de la famille Brontë, un régal, mes amis !) et, comme d’habitude, la traduction est pourrie (pardon pour la traductrice, Lauraine Jungelson) mais permet de sauver les meubles quand le sens d’une strophe nous échappe vraiment.  Par contre, l’appareil critique est comme toujours très instructif surtout pour une poétesse aussi peu populaire. La préface est remplie d’anecdotes, d’extraits de correspondances (quand on sait qu’Elizabeth et Robert ont échangé 574 lettres, rien que ça !) en retraçant l’histoire du couple et la postérité des Sonnets portugais.

D’ailleurs, qu’est-ce qui est à l’origine des Sonnets portugais ? Il faut avant tout comprendre qui était Elizabeth Barrett avant et après avoir écrit ces sonnets. Avant ça, atteinte d’une étrange maladie incurable ,  mélancolique depuis la mort de son frère préféré, recluse dans la maison familiale à Wimpole Street et destinée apparemment à rester vieille fille toute sa vie sous la pression d’un père autoritaire, elle va tout de même publier un recueil de poèmes qui la rend célèbre en Angleterre et outre-atlantique et ce recueil va arriver dans les mains de Richard Browning. Il va lui écrire ces mots :

« J’aime vos vers de tout mon coeur, chère Miss Barrett […]. Dans cet acte de m’adresser à vous, à vous-même, mon sentiment s’élève pleinement. Oui, c’est un fait que j’aime vos vers de tout mon coeur, et aussi, que je vous aime vous. »

Je n’ose imaginer ça en anglais ! Au début, comme toutes les rock-stars qui reçoivent des lettres d’amour, elle va gentillement le refouler et ne lui offrir que son amitié. Ils vont mettre du temps à se rencontrer en personne (à cause des réticences d’Elizabeth visiblement qu’il soit déçu de cette rencontre à cause de sa maladie). Après une première demande par écrit qu’elle refusera tout en reconnaissant que cet homme l’obsède sans y voir encore de l’amour, après de nouvelles rencontres en l’absence de son père (qui, forcément, ne voit pas l’arrivée Robert d’un bon œil dans la vie monacale de sa fille), accepte finalement sa proposition à la seule condition que sa santé s’améliore, ce qui retarde encore un peu plus leur union. Finalement, le mariage est précipité en septembre 1846 dans le plus grand secret et sans le consentement du père. Comme dans tous les romans qui se respectent après un tel événement, ils décident de s’enfuir en Italie, à Florence.

lettres-portugaisesC’est de cette rencontre décisive, autant amoureuse que humaine qu’Elizabeth Barret va écrire ses Sonnets portugais jusqu’à son mariage, à l’insu de Robert Browning et forcément de sa famille. Ces Sonnets from the Portuguese décrivent l’évolution de ses sentiments, comme un relevé presque journalier ce qui en fait une magnifique étude sur l’amour et la place de plus en plus envahissante de la passion dans la vie d’une femme amoureuse qui, enfin, vit pleinement les choses. Je ne crois pas que le titre de ce recueil soit une référence aux célèbres Lettres portugaises de Guilleragues, présentées faussement comme la traduction de lettres d’une religieuse portugaise à un officier français, longtemps attribuée à une vraie religieuse. La coïncidence est tout de même assez troublante car Elizabeth Barrett, vivant comme une femme recluse, dialogue dans ses Sonnets avec l’être aimé où elle suit le même parcours évolutif de doute, de confiance et d’amour sauf qu’il était rapportée dans les Lettres portugaises à la foi et non à l’amour charnel.

du-bellay-regretsSelon moi, un recueil de poésie se lit différemment par rapport à toute oeuvre littéraire. J’aime délibérément sauter des poèmes, lire certains plusieurs fois quand ils me touchent plus que les autres ce qui représente une lecture presque aléatoire. J’aime bien aussi piocher dans un recueil un poème au hasard, ce qui veut dire que je prends chaque poème pour lui-même et pas forcément dans sa relation avec tout le recueil. Parfois, c’est une lecture qui fonctionne, parfois non mais c’est sûr que ce n’est pas très académique et scolaire. De même, si on voit ces poèmes comme un parcours linéaire vers l’amour, ce n’est peut-être pas la lecture la plus judicieuse mais je n’en ai pas moins aimé les vers d’Elizabeth Browning et la sincérité de ses sentiments sans avoir besoin de retracer un parcours figé. Quand j’ai dû lire Les Regrets de Du Bellay en prépa pour le concours, je n’ai pas pu faire ça par exemple ce qui distingue surement une lecture imposée et une lecture pour le plaisir, pour l’amour de la poésie.

En voici, quelques uns :

 

XLIII – How do I love thee? Let me count the ways.

How do I love thee? Let me count the ways.

I love thee to the depth and breadth and height

My soul can reach, when feeling out of sight

For the ends of being and ideal Grace.

 

I love thee to the level of every day’s

Most quiet need, by sun and candlelight.

I love thee freely, as men strive for Right;

I love thee purely, as they turn from Praise.

 

I love thee with the passion put to use

In my old griefs, and with my childhood’s faith.

I love thee with a love I seemed to lose

 

With my lost saints. I love thee with the breath,

Smiles, tears, of all my life; and, if God choose,

I shall but love thee better after death.

 

 

VII – The face of all the world is changed, I think,

 

The face of all the world is changed, I think,

Since first I heard the footsteps of thy soul

Move still, oh, still, beside me, as they stole

Betwixt me and the dreadful outer brink

 

Of obvious death, where I, who thought to sink,

Was caught up into love, and taught the whole

Of life in a new rhythm. The cup of dole

God gave for baptism, I am fain to drink,

 

And praise its sweetness, Sweet, with thee anear.

The names of country, heaven, are changed away

For where thou art or shalt be, there or here;

 

And this… this lute and song… loved yesterday,

(The singing angels know) are only dear

Because thy name moves right in what they say.

 

Et, comme les Sonnets portugais sont suivis d’autres poèmes, voici mon préféré dans tout le recueil, intitulé « Inclusions ». Il a quelque chose à voir avec le mythe de l’androgyne dans le Banquet de Platon, maintenant populairement appelés « les âmes sœurs ». derrière, cette figure, l’amour est l’inclusion parfaite, l’emboîtement et l’harmonie entre deux personnes qui s’oublient elles-mêmes pour ne faire qu’un.

INCLUSIONS

1

O, WILT thou have my hand, Dear, to lie along in thine?

As a little stone in a running stream, it seems to lie and pine.

Now drop the poor pale hand, Dear,… unfit to plight with thine.

2

O, wilt thou have my cheek, Dear, drawn closer to thine own?

My cheek is white, my cheek is worn, by many a tear run down.

Now leave a little space, Dear,… lest it should wet thine own.

3

O, must thou have my soul, Dear, commingled with thy soul? —

Red grows the cheek, and warm the hand,… the part is in the whole!

Nor hands nor cheeks keep separate, when soul is join’d to soul.

 

Où se procurer les Sonnets portugais ?

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Sonnets portugais d’Elizabeth Barrett Browning

Poésie Gallimard – 178 pages

EUR 7, 60

 

 

 

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C’est ma 10e et dernière contribution au mois anglais organisé par Lou et Titine. Retrouvez mon bilan ci-dessous. 

 

 

Bilan du Mois anglais 2013

10 contributions : 2 romans, 1 essai, 1 pièce de théâtre, 1 recueil de nouvelles, 1 recueil de poésie, 1 billet thématique et 3 séries TV.

La Traversée des apparences de Virginia Woolf

Snobs de Julian Fellowes

Une chambre à soi de Virginia Woolf

Look Back in Anger de John Osborne (extrait)

Les Intrus de la Maison Haute de Thomas Hardy

Sonnets portugais d’Elizabeth Barrett Browning

Home Sweet Home : Quatre maisons d’écrivains anglais

Ripper Street (BBC, 2012)

Little Dorrit (BBC, 2008) d’après Charles Dickens

Any Human Heart (2010) d’après William Boyd

 

Merci aux organisatrices et aux autres participant(e)s qui l’ont rendu aussi vivant et particulièrement en lisant et commentant mes dix billets. J’ai eu autant de plaisir à vous lire et à être tentée par autant d’idées de lecture. Vive l’anglophilie, le mois anglais et à l’an prochain pour son come back !

Virginia Woolf Tea

Comme les autres participant(e)s, j’ai répondu à l’invitation d’un jeu photo en mettant en scène mon coup de coeur du mois anglais (« Une chambre à soi » de Virginia Woolf, forcément) avec une tasse, ici celle à l’effigie de la maison Serpentard !

"Little Dorrit’ (BBC, 2008) d’après le roman de Charles Dickens. Avec Matthew MacFadyen.

21 Juin
 
« You talk easily of hours, sir. How long do you think an hour is to a man who is choking for want of air? »
 

 

Synopsis

« Little Dorrit« , voilà comment on surnomme Amy Dorrit, une jeune femme de 21 ans menue mais grande par son courage qui est née et continue à vivre à la Maréchaussée, la prison pour dettes de Londres, prenant soin de son père captif, connu pour être »le Père de la Maréchaussée » tant sa détention fut longue. Libre de sortir pour subvenir aux besoins de sa famille, Amy est recommandée aux Clennam, une famille de riches négociants où elle est employée pour des travaux de couture par Mrs Clennam, une vieille femme solitaire, acariâtre et paralysée des jambes qui, malgré son tempérament autoritaire, la traite avec tendresse. Son fils Arthur revient au pays après quinze ans d’absence pendant lesquelles il a servi de bras droit à son père dans ses affaires en Chine. Sur son lit de mort, son père lui confie une montre à gousset à remettre à sa mère, visiblement torturé par l’idée de « réparer » quelque chose… Obsédé par les dernières paroles de son père, Arthur devine qu’un lourd secret entoure sa famille et il s’apprête à tout mettre en oeuvre pour le découvrir. Pourquoi n’est-ce pas un hasard si Mrs Clennam emploie Amy, elle si peu habituée aux œuvres de charité ? Amy serait-elle impliquée dans ce lourd secret qui pourrait ruiner à jamais la réputation de la maison Clennam  ?  Arthur se lie rapidement d’amitié avec Amy, devient un bienfaiteur pour son père et pourrait bien être sur le point de changer leur vie à jamais.   

 

Après Les Piliers de la Terre et surtout Ripper Street, je continue ma folle aventure dans la filmographie de Matthew MacFadyen qui est en train de devenir un de mes acteurs fétiches ce qui n’était pas gagné au départ. Je suis tombée sous le charme d’un nouvel period drama Little Dorrit (2008) où il joue l’un des rôles principaux, celui de l’adorable Arthur Clennam, un vrai gentleman. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette mini-série n’a pas été distribuée en France ce qui m’a permis de la voir en VO et donc profiter pleinement de la voix profonde et grave de Matthew MacFadyen, parfaite pour la narration et ce n’est pas étonnant s’il a beaucoup lu pour le public comme ce poème de W.B. Yeats que j’écoute avec tant de plaisir, « When you are old » :

 

 

L’héroïne de cette série, Amy, interprétée par Claire Foy (connue pour son rôle de Julia dans Being Human) que je ne connaissais pas, a été pour moi une vraie découverte et son personnage est touchant sans être larmoyant, courageuse sans être héroïque et amoureuse sans être niaise. Grâce à l’interprétation de son actrice qui passe très bien de l’humilité et de la discrétion, de la tristesse à l’indignation, c’est un personnage tout en nuance et profondément unique qui va vous toucher, vous attendrir et même vous faire un peu pleurer. Je me suis beaucoup identifiée à elle et je trouve que dans ce genre de period drama où l’on rencontre beaucoup de personnages pauvres, elle se distingue par sa force de caractère et son stoïcisme qui lui permet d’être heureuse même dans sa condition de fille-infirmière pour son père. Elle ne se plains jamais de son sort et c’est peut-être ce qui fait qu’elle mérite d’autant plus d’être aidée par Arthur.

 

En tant qu’héroïne, elle a bien sûr droit à de très jolies scènes, parfois tendres, parfois poignantes, comme celle où elle jette à l’eau le bouton de manchette d’Arthur qu’elle a conservé, comme une façon de renoncer définitivement à en être aimée puisque sa famille vit à son crochet. Il y a aussi cette scène splendide et très poétique où elle raconte une histoire à son amie Maggy (Eve Myles) qui est une sorte de métaphore de sa relation avec Arthur Clennam, qui est le premier à prendre pitié du sort de sa famille.

 « Once upon a time there was a princess. And she had everything that you could wish for and a great deal more. Now, near the palace was a cottage in which live a poor, little, tiny woman. All alone. Quite a young one. And one day, the princess stopped at the cottage and said to the tiny woman, « Let me see what you keep there. » And the tiny women open her very secret place and showed the princess a shadow. It was the shadow of someone who’d gone by many years ago. « And you keep watch over this every day? » said the princess. « Yes, » said the tiny woman. « Because no one so good or kind had ever passed that way ever since. » She realized that for all of her gold and silver and diamonds and rubies, she had nothing so precious to her as that shadow was to that tiny woman. »

 

L’une des perles de cette mini-série, c’est aussi le thème musical composé par John Lunn qui revient à chaque moment charnier et dramatique, à la fois triste et intense, lent et rapide ce qui symbolise assez bien les hauts et les bas de l’histoire d’Amy Dorrit. C’est une mélodie qui vous restera en tête, preuve que c’est une très bonne mélodie. Elle me rappelle un peu la musique de Downton Abbey, ce qui n’est pas si idiot puisque John Clunn a aussi composé pour cette série

 

Little Dorrit est aussi très beau esthétiquement avec une photographie à la fois très sombre dnas la partie londonienne, et très colorée et lumineuse dans les moments passés en Italie par la famille Dorrit et particulièrement à Venise, un lieu vraiment emblématique pour moi que je retrouve toujours avec tendresse à l’écran. Les scènes à Venise ont toutes un coté très intimistes et poétiques et c’est un moment pour Amy de grand émerveillement qu’on partage avec elle très facilement.

 

 

Le grand intérêt de cette série, c’est bien sûr le mystère qui entoure la famille d’Arthur Clennam et qui implique Amy Dorrit derrière les dernières volontés de son père : « Arthur… Your mother… Put it right… » et derrière l’enigmatqiue inscription cachée dans la montre à gousset de son père « Do not forget ». Réparer quoi ? Ne pas oublier quoi ? Qui les Clennam ont-il lésé ? Pourquoi cela déshonorerait-il autant les Clennam ? Mrs Clennam (Judith Parfitt) et son domestique Mr Flintwinch semblent être mieux renseignés que les autres mais restent plus silencieux qu’une tombe sur le sujet. Mais Blandois, un notoire meurtrier français (Andy Serkis) qui fait plus froid dans le dos que Gollum va rapidement découvrir leur secret et, bien sûr, leur tirer les vers du nez, moyennant sonnantes et trébuchantes pour payer son silence…

 

Comme beaucoup de period drama, Little Dorrit brille par ses personnages secondaires. Tom Courternay, qui joue le père d’Amy, William Dorrit, joue avec beaucoup de justesse ce personnage, à demi-fou, bouffi de fierté mais aussi souffrant de sa captivité qui n’en finit pas.  Je pense à une scène très poignante en particulier à l’épisode 4 qui est peut-être le climax de sa détresse. Vraiment heart-breaking :

« What does it matter whether I eat or starve? What does it matter whether such a blighted life as mine comes to an end, now, next week, or next year? What am I worth to anyone? Oh, Amy ! If you could see me as your dear mother saw me. I was young, I was accomplished, good-looking and people sought me out, and envied me. They envied me! And yet I have some respect, here. I am not quite trodden down. Go out and ask who is the chief person in the place. They’ll tell you « it’s William Dorrit ». Go and ask who is never trifled with, and they’ll tell you « it’s William Dorrit ». Go and ask what funeral here will make more talk, yes and perhaps more grief, than any that has ever gone out at the gate. They’ll tell you « Its William Dorrit. » William Dorrit.!William Dorrit! William Dorrit! »

Il y a aussi John Chivery, le fils du gardien de la Maréchaussée, qui est très touchant en amoureux transi et qui a plusieurs scènes vraiment privilégiées pour un personnage si secondaire. Je ne connaissais pas Russell Tovey, encore un revenant venu de Being Human mais j’ai hâte de le revoir dans d’autres productions. Plus que tout, j’ai été très touchée par le personnage de Maggy, l’amie d’Amy, qui est retardée mentalement n’ayant pas évolué depuis ses dix ans à cause d’une fièvre. Elle est vraiment touchante et très bien jouée par Eve Myles qui a beaucoup de talent et qui joue son rôle avec beaucoup de justesse. Et, on retrouve avec plaisir Arthur Darvill, ce cher Rory dans Doctor Who bien que son personnage ne soit pas des plus réluisants et marquants. Any way, ça fait plaisir de revoir sa frimousse rousse.

 

En bref, autant pour son casting que pour Matthew MacFadyen, pour la BBC ou pour Dickens, ne ratez pas Little Dorrit si vous avez l’occassion de vous le procurer. Vous vous offrirez un moment bien divertissant plein de mystère, de tendresse, d’amitié et un peu d’amour… Little Dorrit est parfait pour l’été qui commence aujourd’hui.

 

Où se procurer Little Dorrit ?

 
Little Dorrit (BBC, 2008), une mini-série produite par Andrew Davies de 14 épisodes de 29 minutes, d’après le roman de Charles Dickens. Avec Claire Foy (Amy Dorrit), Matthew MacFadyen (Arthur Clennam), Tom Courtenay (William Dorrit), Judith Parfitt (Mrs Clennam),  Russell Tovey (John Chivery), Freema Agyeman (Tattycoram), Eve Myles (Maggy), Arthur Darvill (Edward « Tip » Dorrit) et Andy Serkis (Rigaud/Blandois).
 
Disponible pour EUR 26, 49 (VO uniquement)
 
 

 
 
 

Sixième contribution au mois anglais, organisé par Lou et Titine.

"L’abîme" de Charles Dickens et W. Wilkie Collins

4 Jan

Le parc « Dickens World » à Chatham (Kent) – © electropod (Flickr)

«Jadis les enfants y étaient reçus sans enquête. Un trou pratiqué dans la muraille s’ouvrait et se refermait discrètement. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui. On prend des informations sur les pauvres petits hôtes, on les reçoit par faveur des mains de leurs mères. Ces malheureuses mères doivent renoncer à les revoir, à les réclamer même, et cela pour jamais ! »

 

L’intrigue 


Londres, 1835. Walter Wilding n’est pas un vulgaire bourgeois comme les autres, négociant en vin de son état. Avant de mener une vie aisée après avoir hérité d’une belle fortune à la mort de sa mère, il était un de ces « enfants trouvés », abandonné par sa mère biologique avant même d’avoir été baptisé. Cette belle ascension sociale n’est pas sans conséquence : derrière sa véritable identité se cache un mystère. Le vrai Walter Wilding n’est peut-être pas celui que l’on croit et vu l’argent mis en jeu, ça ne va pas attirer que des enfants de cœur. Tous les personnages deviennent suspects et on en croise un certaine nombre : son associé George Vendale en amoureux transi, Joey un employé qui joue les oiseaux de malheur ou un étrange personnage suisse au nom romanesque, Obenreiser… 

 

           L’époque victorienne est une période qui me passionne, même quand il s’agit de romans néo-victoriens comme ceux de Michel Faber alors quand on a dans les mains un roman écrit à quatre mains par deux maîtres de l’époque, Charles Dickens et William Wilkie Collins comme L’abîme (ou Voie sans issue selon les éditions), on ne peut qu’être ravie. Dans ces conditions, on a toujours tendance à vouloir décrypter le roman en repérant le style d’écriture de chacun d’eux, la part de Dickens et celle de Wilkie Collins. C’est un réflexe que j’ai eu malgré moi au début de ma lecture mais par paresse peut-être et surtout faute de connaître à la perfection leur univers respectif et leurs thèmes récurrents, j’ai préféré laisser de coté cette idée. Après tout, on en rate peut-être aussi l’unité et à quel point une telle œuvre doit être concertée, discutée, réfléchie.
Charles Dickens dans Doctor Who (2005)
« The Unquiet dead » (Saison 1)
             Je préfère voir L’abîme comme un roman hybride, un peu étrange notamment dans sa forme. Chaque chapitre fait référence au monde du théâtre : « ouverture », « le rideau se lève », l’entrée ou la sortie de tel personnage. Pourtant, L’abîme a tout d’un roman presque traditionnel avec un jeu sur les éléments romanesques de l’intrigue – à la limite du vraisemblable – rendu possible par des scènes de rencontre ou de reconnaissance ce qui explique la place accordée au monde de l’orphelinat et au mystère qui entoure l’identité de certains personnages. Tout s’explique quand on sait que No Thoroughfare a aussi été une pièce de théâtre, « a drama, in Five Acts », écrite la même année pour Noël 1867 avec la même intrigue sans différence notoire.

 

Gravure sur bois de Louis Lequel © Philip V. Allingham
               De cet univers de la scène, L’abîme en retient certains éléments comme les coups de théâtre autour notamment de la véritable identité de celui qui est appelé Walter Wilding, les personnages qui répondent souvent à des « caractères » ou des types comme la « mère coupable », le bourgeois ou la pupille Marguerite, parfaite Rosine du Le Barbier de Séville à l’époque victorienne. Je pense qu’il y a beaucoup d’ironie de la part de Dickens et Wilkie Collins dans ces personnages un peu caricaturaux qui ont la larme facile, le cœur sur la main ou l’obsession du meurtre. Le voyage final en Suisse a quelque chose aussi de parodique avec son traitement très romantique de l’univers montagnard à la fois exalté et redouté pour le danger que les montagnes et ses « abîmes » représentent. L’abîme est avant tout un drame mais on rit aux dépends des personnages de leurs excès, eux qui posent beaucoup, et du manichéisme poussé à l’extrême. Bien sûr, certains personnages sortent du lot comme Joey, plus attendrissant qu’agaçant pour sa simplicité et ses superstitions ou Marguerite, pratiquement seul personnage féminin, présentée au début comme « une faible femme » qui s’affirme de plus en plus jusqu’au moment crucial.
William Wilkie Collins
Autant L’abîme, quoique cette traduction du titre laisse un peu à désirer, que Voie sans issue insistent bien sur cet aspect dramatique et pourtant, ce que je retiens particulièrement de ce roman, c’est la place importante qu’occupe l’énigme, le mystère à tel point que le lecteur est invité à être aussi perspicace que devant un roman policier qui est après tout le grand genre de Wilkie Collins. On ne sait plus qui est qui, qui trahit qui et même si je ne considère pas L’abîme comme un « chef d’œuvre » (le mot est jeté pourtant sur la quatrième de couverture), il a le mérite de nous surprendre ce qui en fait une lecture très agréable.

 

Ce roman m’a donnée très envie de plus approfondir l’univers de ces deux auteurs (et autant ma bibliothèque que ma PAL comptent beaucoup de Wilkie Collins non lus !) et pourquoi pas des romans dérivés comme le roman néo-victorien Drood de Dan Simmons qui met en scène les deux auteurs dans une sorte d’intrigue policière. Il faut dire que Wilkie Collins, en fumeur d’opium invétéré, a tout d’un personnage décadent ! Rien que la couverture mystérieuse du roman me fait de l’œil !

 

               Vous pouvez en lire la critique sur Biblioblog et acheter le roman de Dan Simmons au prix de EUR 22, 70 sur Amazon. (un peu cher malheureusement après les fêtes !)

 

Vous pouvez trouver L’abîme au choix aux éditions du Masque pour EUR 6, 93 sur Amazon mais il en existe une autre édition chez 10/18 avec pour titre Voie sans issue mais exclusivement en occasion.

             J’en profite pour vous souhaiter tous mes vœux pour cette nouvelle année. Qu’elle soit riche en découvertes autant livresques que culturelles !

 

              Je ne parle pas assez à mon goût de cinéma ou de séries quoique la BBC avec Jane Eyre ou North & South soit bien mise à l’honneur ici. Je revois Downton Abbey en ce moment et je pense depuis cet été à vous parler de la série Robin des Bois (BBC) qui a fait connaître Richard Armitage que j’ai retrouvé avec plaisir sous les traits de Thorin dans The Hobbit dernièrement.

 

               2013 sera aussi une année sous le signe de Sherlock Holmes et j’en profiterai sûrement pour revoir la série de la BBC Sherlock (dans l’attente d’une autre saison !) ce qui me donnera l’occasion d’analyser leur travail d’adaptation par exemple à partir de A Study in Scarlet ou Le chien des Baskerville qui m’attendent sagement dans ma PAL.

 

Ceux qui suivent ma page Facebook le savent déjà, grâce au challenge organisée par Lou, cette nouvelle année ne se fera pas sans lire, découvrir et redécouvrir du Virginia Woolf. J’ai choisi le niveau Mrs Dalloway soit au moins cinq romans (Mrs Dalloway relue en anglais, Entre les actes, Flush, Trois guinées et/ou Une chambre à soi et La Traversée des apparences), un livre dérivé (The Hours de Michael Cunningham) et une biographie de l’auteur (surement le Virginia Woolf d’E.M Forster). Quand on aime, on ne compte pas !