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« Néo-victorien », mon cher Watson ! [II/II]

7 Juil
Ripper Street (2012)

Ripper Street (2012)

Pour le rendre plus agréable à lire, cet article sur le néo-victorianisme a été divisé en deux parties. L’aventure néo-victorienne commence ici. Si vous n’êtes pas au fait de la différence entre « steampunk » et « néo-victorianisme » ou si vous pensez que ce mouvement n’est qu’anglo-saxon ou que les romans victoriens devraient avoir la priorité par rapport à ces créations contemporaines, l’article précédent vous sera utile. Sinon, vous pouvez continuer votre chemin sans danger.

Réécrire les vies illustres: biographies et biopics

Au-delà des créations originales qui brodent autour de l’époque victorienne comme cadre de leurs récits, certains auteurs choisissent la voie de la biographie fictive (ou « biofiction ») pour rrendre hommage et réfléchir aux figures tutélaires du XIXe siècle. C’est là que la richesse du néo-victorianisme passant d’un genre ou d’une discipline à une autre pour raconter des vies. La reine Victoria elle-même fait l’objet de ces biographies par exemple dans la série non traduite de Jean Plaidy avec The Captive at Kensington Palace comme premier tome que j’ai découvert après avoir vu The Young Victoria (2009) de Jean-Marc Vallée avec Emily Blunt et Rupert Friend. C’est d’ailleurs une marque révélatrice de l’esprit néo-victorien que de s’intéresser à la jeunesse de la reine au lieu de la représenter comme la veuve et la grand-mère de l’Europe.

Rupert Friend (Albert de Saxe-Cobourg) & la reine Victoria ( Emily Blunt)

Les biographies fictives d’écrivains ont aussi le vent en poupe comme Flush  (1933) de Virginia Woolf sur la vie de la poétesse Elizabeth Barrett Browning (dont j’avais l’an dernier commenté ses Sonnets portugais) du point de vue de son épagneul Flush mais aussi la série de polars de Gyles Brandeth qui mettent en scène Oscar Wilde, les Oscar Wilde Murder Mysteries comme le premier tome Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles que j’ai commencé à lire il y a quelques mois avant d’abandonner, faute de temps mais je compte bien m’y remettre. Depuis un certain temps, me tente aussi la série sur Jane Austen par Stéphanie Barron depuis 1996 avec Jane Austen and the Unpleasantness at Scargrave Mannor (1996) jusqu’à  Jane and the Canterbury Tale sorti en 2011. Si pour moi, Bight Star  (2009) de Jane Campion m ‘a permis de découvrir la poésie de John Keats (et d’acheter ses œuvres complètes dans la foulée), j’ai vu cette année deux biopics : The Raven (2012) de James McTeigue inspiré de la vie d’Edgar Allan Poe et le très kitsch Gothic (1986) de Ken Russell sur Percy, Mary Shelley et Lord Byron, vu un soir d’orage. Parfait, en somme.

John Keats (Ben Whishaw) & Fanny Brawne (Abbie Cornish)

Les biographies et biopics d’artistes fleurissent aussi.  Les peintres sont aussi à l’honneur, non seulement les peintres préraphaélites avec Autumn (1988) de Philippe Delerm ou encore avec humour Freshwater de Virginia Woolf, la seule pièce de théâtre qu’elle ait écrite qui met en scène sa grande-tante photographe Julia Margaret Cameron, Alfred Tennyson, Ellen Terry ou encore G.F.  Watts. Quant au peintres français, qui ne se souient du sublime épisode sur Vincent Van Gogh de Doctor Who en 2010 dans la saison 5, « Vincent and the Doctor ». Quant aux musiciens, le roman Sépulcre (2007) de Kate Mosse qui raconte le destin croisé de trois personnages, deux en 1891 à Carcassonne, l’autre en 2007, biographe de Debussy.

« Vincent and the Doctor » (Saison 5, épisode 10)

… et raconter les vies obscures !

Nights at the circus d’Angela Carter

Mais les vies d’hommes et de femmes célèbres ne sont pas les seuls à intéresser la littérature et la culture néo-victorienne. Il s’agit de rendre justice aux oublié de l’Histoire que les Victoriens auraient délaissés comme les prostituées chez Michel Faber mais aussi les « freaks » comme dans Elephant Man  (1980) de David Lynch ou la série Ripper Street qui met en scène dans sa 2e saison comme personnage récurrent le même John Merrick. Cet univers du monde du spectacle et des « monstres » est très bien représenté dans Nights at the circus (1984) d’Angela Carter qui raconte les vies croisées de plusieurs membres d’un cirque, notamment de la sulfureuse, scandaleuse et vulgaire à l’accent cockney Sophie Fevvers, soit disant Vierge, une femme pourvu de belles ailes de cygne qu’elle teint en rose racontée par Jack Walser, un journaliste américain sceptique qui va finir par devenir un membre à part entière de la troupe.

Flashman : Hussard de sa majesté (1839-1842) de George MacDonald Fraser

A coté des marginaux, le néo-victorianisme s’intéresse aussi aux conséquences de l’impérialisme; D’ailleurs, à l’image de Jean Rhys, la littérature du Commonwealth investit beaucoup ce que le néo-victorianisme peut lui enseigner sur le passé de chaque pays concernés au même titre que le post-colonialisme. Le rôle de l’armée coloniale n’est pas en reste comme en témoigne la série de romans historiques intitulée Les archives Flashman de George MacDonald Fraser que j’ai découvert par hasard sur un stand de livres d’occasion à Gibert l’été dernier en achetant pour trois fois rien le tome 1 Flashman : Hussard de sa majesté dont la couverture m’avait séduite.

Des penny dreadful

Quelle valeur faut-il accorder à ce mouvement littéraire et culturel ? S’agit-il d’œuvres de seconde zone, à l’image des penny dreadful victoriens, ces histoires à canevas, faits pour le pur divertissement et souvent lié à la science-fiction, au réalisme magique et à la fantasy proches de nos vaudevilles ? Cela vaut-il la peine de passer autant de temps en lisant cette littérature contemporaine, en visionnant des « victoriana » alors que les classiques, la *vraie* littérature et le *vrai* cinéma nous tendent grand les bras ? Je ne pense pas que cela soit de la littérature facile ou même plus commerciale qu’une autre. Au contraire, le néo-victorianisme est forte de la culture du XIXe siècle qu’elle réinvestie sous forme de clins d’œil, de références et même de personnages emblématiques de la littérature du XIXe siècle, repris tels quels comme des personnages historiques à part entière ? Au-del des adaptations littéraires des romans de Jane Austen, des sœurs Bronté, de Dickens ou même de Zola dans la merveilleuse  série The Paradise qui s’inspire librement du roman Au Bonheur des Dames, les personnages  fictifs deviennent de part leur popularité partie prenante de la mémoire collective. Le dernier réinvestissement de personnages fictifs dans une seule et même oeuvre reste la série Penny Dreadful, diffusée sur Showtime depuis quelques mois.

Vanessa Ives (Eva Green)

On y croise des personnages comme le Dr Victor Frankenstein, sa créature prénommée Caliban (d’après le personnage de La Tempête de Shakespeare), Dorian Gray, Van Helsing ou encore Mina Murray tous droits sortis de Mary Shelley, Oscar Wilde et Bram Stoker. Mais aussi quelques explorateurs, des vampires, des loups garoux et l’ombre de Jack l’éventreur pas très loin. Comme les penny dreadful d’alors, cette série repose sur beaucoup de ficelles mais rien que le premier épisode ne peut qu’émerveiller pour son ambiance les passionnés du XIXe siècle. Et les personnages sont tellement bien interprétés, au po int que j’arrive comme jamais auparavant d’être troublée par Dorian Gray ou pris de compassion pour le Dr Frankenstein, pourtant véritable tête-à-claque du roman de Mary Shelley.

Ainsi, la culture néo-victorienne semble bien se porter mais elle a aussi encore à évoluer. J’ai délibérément laissé de coté certains grands noms comme Sarah Waters ou A.S. Byatt que j’ai encore à découvrir. Si mon intérêt pour le néo-victorianisme est né de rencontres passées (comme avec Michel Faber, conseillé par un sympathique libraire qui avait voulu me conseiller Jane Austen avant que je lui avoue avoir presque tout lu en bonne Janéite), il est aussi fait de rencontres futures. J’espère vous avoir donné envie de lire et de voir plus de victoriana car elles en valent le coup d’œil.

Les articles néo-victoriens du blog : 

*Adaptations & réécritures*

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None but You de Susan Kaye

– [Lecture/ »Austeneries »] None but You/For you Alone de Susan Kaye (d’après Persuasion de Jane Austen)

– [Séries] North & South (BBC, 2004) d’après le roman d’Elizabeth Gaskell

– [Séries] Jane Eyre (BBC, 2006) d’après le roman de Charlotte Brontë

– [Séries] Persuasion (ITV, 2007), adaptation du roman de Jane Austen

– [Séries] Little Dorrit (BBC, 2008) d’après le roman de Charles Dickens 

 

*Biopics*

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Desperate Romantics

– [Séries] Desperate Romantics (BBC, 2009) sur le cercle des peintres préraphaélites

 

*Reconstitutions historiques*

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Ripper Street

– [Lecture] Contes de la rose pourpre de Michel Faber 

– [Séries] Ripper Street (BBC, 2012-…)

– [Lecture/BD] Fog (t.1, « Le tumulus ») de Roger Seiter et Cyril Bonin

– [Lecture]  « The Gipsy Gentleman » (nouvelle néo-victorienne) d’Alexandra Bourdin

Pour aller plus loin :

– Le site de la revue en ligne pluridisciplinaire Neo-victorian Studies créée en 2008 par Marie-Luise Kohlke (Swansea University, Pays de Galles) met à la disposition des articles librement et gratuitement. Deux universitaires français y contribuent : Georges Letissier (Université de Nantes) et Christian Gutleben (Université de Nice-Sophia Antipolis). J’espère rester fidèle à leurs recherches.

– Sur le steampunk en général : Marie Truchot, « Steampunk : un nouveau genre pour la littérature de l’imaginaire ?« , article du 26 juin 2014 sur le blog collectif

– Pour une introduction plus générale du néo-victorianisme, une bibliograp^hie et une liste d’ouvrages néo-victoriens : Jacqueline Banerjee, « Neovictorianism : an Introduction », article sur le site Victorianweb.org.

 – « Comment écrire du gothique », essai didactique d’Adeline Arénas du 17 novembre 2012.

 

 

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« Folie Textile : Mode & Décoration sous le Second Empire » (Château de Compiègne)

10 Juil

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« Folie textile : Mode & Décoration sous le Second Empire ». Exposition temporaire au palais impérial de Compiègne (60) du 7 juin au 14 octobre 2013. Entrée gratuite pour les moins de 25 ans.

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Le Palais impérial de Compiègne (vue du Parc)

La Bouteille à la Mer se veut être un blog littéraire mais aussi culturel et, à part de nombreuses séries et quelques films, je n’ai pas eu encore l’occasion de vous parler de mon goût pour les expositions et les musées en général. Ma toute première expérience enfant dans un musée, ça a été le château de Compiègne, ce qui n’est pas étonnant puisque c’est ma ville natale. C’est par l’histoire de ma ville et de son palais impérial que j’ai commencé par me passionner pour l’Histoire, quitte à penser en faire mon métier, avant me tourner vers d’autres sphères comme la philosophie et les Lettres. 

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Pour ma première visite virtuelle d’un musée avec vous, le choix du palais impérial de Compiègne n’a pu que s’imposer, d’autant plus que l’actuelle exposition temporaire a été un gros coup de coeur pour moi. Si vous avez la chance de le visiter (et pas comme moi à 12h30 quand les appartements impériaux sont fermés), je vous invite non seulement à profiter de cette exposition remarquable mais aussi d’une visite complète du château. La salle de bal, la bibliothèque de Napoléon, la salon bleu  nouvellement restauré ou même la petite Chapelle très rarement ouverte au public vont feront chavirer.

Eugénie par Franz-Xavier Winterhalter

Franz-Xavier Winterhalter, Eugénie de Montijo

Je pourrais écrire une série de billets rien que sur le palais impérial, ses légendes, les rois et les reines qui y ont séjourné (comme Marie-Antoinette qui est accueillie par Louis XV à Compiègne après son mariage par procuration), sur l’ouverture par Napoléon Ier de l’allée des Beaux-monts identique à la perspective de Schonbrunn en cadeau à l’Impératrice Marie-Louise d’Autriche pour guérir son mal du pays ou encore les célèbres « séries » compiègnoises organisées par Napoléon III et Eugénie avec 100 invités par série, trié sur le volet, libérées de l’étiquette stricte de la cour.

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Chambre de l’Empereur

Ce sont les appartements de la collection permanente qui ont aiguisé mon goût pour le style Empire, le style Second Empire et, qui ont surement préparé ma passion pour le XIXe et l’époque victorienne. Je me souviens très bien de l’exposition temporaire « Napoléon III et la reine Victoria »  en 2008 qui m’avait déjà charmée grâce à la présence de nombreuses robes de la reine Victoria à l’occasion de l’exposition universelle de 1855. J’ai eu comme un flash-back de cette expo pendant ma visite très intimiste de Folie textile (j’étais toute seule à visiter l’exposition pendant la pause- déjeuner), ce qui a renforcé le plaisir que je retiens de cette exposition sur la mode et la décoration au Second Empire.

corsage

Corsage en coton, soie, voile blanc, décoré de petits plis, de dentelle, de broderie et de rubans de faille violette. (Exposé à Compiègne et à Mulhouse).

Pour une amoureuse comme moi de la mode et des costumes d’époque (en témoigne ma passion pour les period drama de North & South à Little Dorrit), cette exposition n’aurait pas mieux pu ravir mes yeux et pourtant, comme toutes ces expositions où sont exposées robes, tissus, mobiliers tapissés, boutons de mercerie, on ne peut que sortir un peu frustrée de devoir respecter les règles élémentaires de la visite d’un musée : conserver une distance respectueuse (presque sacrée) entre le visiteur et les œuvres d’art qui y sont exposés. L’interdit du toucher s e défend bien sûr pour protéger les tissus et les robes mais une robe n’est pas une oeuvre d’art comme les autres après tout. Objet de sensualité par excellence, elle fait intervenir le corps, les sens et on ne peut pas apprécier une robe seulement à sa beauté mais aussi à la sensation d’un vêtement au toucher pour mieux apprécier les particularités de chaque tissu et leur complémentarité.

Ainsi, à défaut de pouvoir toucher quoi que ce soit, ce qui a d’emblée attiré mon attention, ça a bien sûr été les robes. J’ai admiré leurs finissions en m’approchant le plus possible des pièces exposées (ce qui est drôlement agréable quand on n’a pas une vitre entre soi et ce qu’on regarde pour doubler la distance entre nous ) pour observer le contraste entre les tissus sur une même robe ou les ornements.

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Robe de jour : soie, taffetas et satin bleue, boutons recouverts. (Château Chinon : Musée du Costume) Exposée à Compiègne.

The ParadiseL’un de mes plus grands coups de coeur a été cette robe de jour bleue que j’ai même repérée d’assez loin avant de m’approcher religieusement d’un tel chef d’oeuvre. Pour celles qui auraient vu la mini-série The Paradise adaptée du Au Bonheur des Dames d’Emile Zola, cette robe ressemble étrangement à celle que porte Denise, il y a comme un air de ressemblance dans l’alliance singulière de tissus au rendus si différents. La pièce centrale de satin est facilement reconnaissable et donne une légère élégance à une robe portée en journée avec pour seuls ornements une série de boutons sur le corsage et sur le jupon au niveau du satin. La coupe et l’harmonie des tissus sont juste fantastiques !

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Franz-Xavier Winterhatler, L’inconnue à la mantille (1869)

J’ai été aussi très touchée par une robe du soir en soie pourpre très joliment mise en valeur par une mantille noire en dentelle mais  malheureusement, la robe en question dans le catalogue en question ne rend pas de la même manière sans cette mantille. La mode étant particulièrement présente en peinture au XIXe siècle, l’exposition n’a pu de présenter quelques portraits comme ce portrait de Winterhatler, l’un des peintres fétiches de l’Impératrice Eugénie, justement orné d’une mantille espagnole noire qui laisse deviner une très belle robe blanche, peut-être pour un bal.

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Alfred Stevens, La robe jaune (Salon de 1867)

Malheureusement mal mis en valeur dans l’exposition, très en retrait derrière une robe, ce tableau d’Alfred Stevens, La robe jaune, m’a attirée pour sa grâce particulière et pour le contraste entre la couleur vive de la robe et l’arrière-plan très sombre. En prenant quelques notes au fil de l’exposition, cela m’a permis de découvrir de nouveaux peintres, comme Winterhatler dont je connaissais certaines toiles sans avoir encore mis son nom derrière et Alfred Stevens qu’il me tarde de mieux connaitre son travail, tant son style en tant que portraitiste m’a séduite.

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Gravure de mode d’Héloïse Leloir

L’une de mes passions, ce sont els toutes petites gravures, celles que la moitié des visiteurs passent devant sans même y jeter un œil attentif. J’adore le souci du détai, presque minimaliste, de ce genre d’œuvres qui demandent une technique peut-être plus grande que pour des peintures de grand format. Grâce à Folie textile, j’ai pu découvrir le travail d’Héloïse Leloir avec plusierus de ses gravures de mode exposées pour expliquer l’évolution de la mode au XIXe siècle et l’abandon progressif de la crinoline aux formes parfois extravagantes pour des robes beaucoup moins élaborées dans les années 1890.

gravure de mode

Gravure de mode pour robe à disposition, avec patron.

Dans la série de mes goûts minimalistes, deux petites peintures m’ont beaucoup amusées peintes anonymement : il s’agit d’une double Vue de la chambre à coucher de la comtesse de Castiglione, une pièce entièrement recouverte de tissus roses en tous ses états ! J’ai eu l’impression d’avoir devant les yeux deux peintures d’une maison de poupée tellement le résultat est prodigieusement kitsch !

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Anonyme, Vue sur la chambre à coucher de la comtesse de Castiglione

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Confident

Bien sûr, cette exposition est un passage obligé pour les amoureux des mobiliers d’époque et j’ai été moi-même attirée par quelques pièces très significatives du style Second Empire. J’y ai retrouver des chaises longues, des fauteuils capitonnés dits « confortables ». Toutefois, mon coup de coeur immédiat a été ce confident de tissu jaune, propice aux conversations en soirée tout en gardant un confort optimal. Vu la disposition des trois sièges, on imagine bien quels secrets ce confident doit garder en silence pour lui-même après toutes les conversations intimes qu’il a dû connaître !

paravent prince impérial

Paravent décoré de morceaux d’uniformes

L’un des objets les plus remarquables de l’exposition selon moi est ce magnifique paravent, visiblement ornementé dans un style martial pour le plaisir du Prince impérial. En effet, ce paravent est décoré de pièces d’uniformes selon une technique très rare dont je n’ai pas retenu le nom. Ce qui est certain, c’est que le petit prince impérial était drôlement gâté !

Je suis sortie de cette exposition totalement conquise et, pour m’émerveiller tranquillement à la maison et préparer au mieux ce billet, je n’ai aps pu m’empêcher d’acheter le catalogue de l’exposition !

Mon butin en boutique 

Digital image

Informations pratiques

Commissariat général de l’exposition : Emmanuel Starcky, directeur des musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne et de Blérancourt,et Isabelle Dubois-Brinkmann, conservatrice au musée de l’Impression sur Étoffes de Mulhouse.

Exposition temporaire du 7 juin au 14 octobre 2013.

Palais impérial de Compiègne, ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 18h avec une interruption de 12h30 à 13h30 pour la visite des Grands appartements. 

Catalogue d’exposition : EUR 23, 75

Adresse : Place du Général de Gaulle / 60200 Compiègne

Sachez que Compiègne est à 45 min en train de Paris en partant de la Gare du Nord. Si les parisiennes veulent se rincer l’œil avec autant de beautés, il vous faudra moins d’une heure pour venir visiter ma ville et son château. Et qui sait, si vous êtes sages et que je suis disponibles, je pourrais même jouer les guides touristiques en herbe avec vous !

N’hésitez pas à aller vous promener dans le parc du château, ses jardins à l’anglaise et son Jardin des Roses, ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 8h à 19h. Entrée libre et gratuite.

temple de l'amour parc château de compiègne

Temple de l’Amour. Parc du Château de Compiègne