"La Triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires" de Tim Burton

1 Nov
Tim Burton, La Triste fin du Petit enfant Huître et autres Histoires

L’univers de Tim Burton est à l’image des illustrations de La Triste Fin du petit Enfant Huître et autres histoires, ce petit recueil d’histoires grinçantes : à la fois noires et hautes en couleur. Cette juxtaposition chromatique me fait penser à l’affiche du film Ed Wood, à bien des égards l’un de mes Tim Burton préférés, un film en noir et blanc mais avec pourtant ce pull rose en couleur, d’autant plus burlesque et mis en valeur qu’il est le signe du goût d’Ed Wood pour se travestir en femme :
Affiche promotionnelle d’Ed Wood de Tim Burton.
Ce travestissement est justement le propre de l’univers de Tim Burton, qui se retrouve dans les thèmes abordés par ce recueil, où tout est échangé, déplacé et où se mêle en même temps et sur le même plan le noir et la couleur, la cruauté et la tendresse, le goût du macabre et de la poésie à tel point qu’on arrive plus à les dissocier, ce qui fait sûrement la beauté de ces histoires. 

 

Les personnages sont presque tous des figures enfantines ou assez minuscules et minimalistes pour rappeler le monde de l’enfance. Pourtant, comme en lendemain d’Halloween et en ce jour de la Toussaint, où les déguisements qui nous font retomber en enfance et les pensées noires des adultes dirigées vers les êtres chers qui nous ont quittées s’entremêlent  le monde de l’enfance n’est pas monochrome mais polymorphe à tel point que le monde de l’adulte n’est jamais loin. 

 

Toutes les histoires abordent le monde de l’enfance, par exemple par le biais de la relation (difficile) avec les parents, des premiers amours, de la cruauté des enfants entre eux ou de la différence et tout cela est vu sous un mode cynique, voire cruel, mais paradoxalement drôle. Chaque histoire, à un moment ou à un autre, nous arrache un sourire soit à cause d’un jeu de mot (la disposition en rimes aidant), soit d’une situation ou tout simplement de la chute de l’histoire. Certes, toutes les histoires finissent plus ou moins mal mais pourtant, étant courtes, elles sont toutes attachantes, elles nous saisissent, et les personnages à peine esquissés (qu’on retrouve par moment d’une histoire à une autre) nous attirent à eux et nous poussent à regarder leur histoire en face (même si elle n’est pas très drôle) et finalement à nous regarder nous-même en face.

 

En ce 1er novembre, à l’occasion de ce nouveau « Un mois, un extrait » (voir en fin de billet pour un petit rappel de ce que c’est), le rendez-vous mensuel que je vous propose depuis deux mois pour découvrir et me faire découvrir des oeuvres par petits morceaux choisis, Tim Burton est mis à l’honneur.

 J’aimerais vous donner envie de parcourir ce petit recueil de Tim Burton grâce à trois petites histoires qui m’ont plus touchées que les autres par leur profondeur ou par leur humour : « Stick Boy and Match Girl in Love » (« Brindille et Allumette amoureux »), « Stain Boy » (« Enfant Tache ») et « The Melancholy Death of Oyster Boy » (« La triste fin du petit Enfant Huître »), plus longue que les autres mais elle en vaut la peine !) et qui a donné son titre au recueil.

« Stick Boy and Match Girl in Love » (« Brindille et Allumette amoureux »)

Stick Boy like Match Girl, 
he liked her a lot.
He liked her cute figure, 
he thought she was hot.
Brindille aimait bien Allumette,
il l’aimait vraiment beaucoup,
il adorait sa jolie silhouette
et il la sentait chaude comme tout.
But could a flame ever burn
for a match and a stick ?
It did quite literally :
he burned up pretty quick.
Mais le feu de la passion peut-il être, 
entre une brindille et une allumette ? Eh bien
oui, à la lettre :
il flamba comme rien.

 

« Stain Boy » (« Enfant Tache »)

Of all the super heroes,
the strangest one by far,
doesn’t have a special power
or drive a fancy car.

De tous les héros, super cotés,
le plus étrange, et de beaucoup, 
n’a ni pou-
voir spécial, ni voiture tarabiscotée.

Next to Superman and Batman,
I guess he must seem tame,
But to me he is quite special,
And Stain Boy is his name.

A côté de Superman, de Batman et consorts, 
j’imagine qu’il parait sans panache, 
mais pour moi ils sort
de l’ordinaire, et son nom est Enfant Tache.

He can’t fly around tall buildings,
Or outrun a speeding train,
The only talent he seems to have
Is to leave a nasty stain.

Il ne sait pas voler parmi les buildings,
ni dépasser des trains roulant à toute berzingue :
il semblerait que son seul talent dingue
soit de laisser des taches cradingues.

Sometimes I know it bothers him,
that he’s can run or swim or fly,
and because of this one ability,
his dry-cleaning bill’s sky-high.

Parfois je sens que ça le contrarie
de ne pouvoir foncer sur terre, sur mer, en altitude,
et, du fait de son unique aptitude, 
ce qui monte jusqu’au ciel, c’est sa note de blanchisserie.

« The Melancholy Death of Oyster Boy » (« La triste fin du petit Enfant Huître »)


En voici une version lue (en anglais) et en image avec la voix de Drew Fuccillo (très agréable à écouter) et produire par « The End Audio » et Roman Chimientiread.

He proposed in the dunes,
they were wed by the sea.
Il fit sa demande au milieu des dunes,
près de la mer, ils devinrent femme et mari.

their nine-day-long honeymoon
was on the isle of Capri.

 

Neuf jours dura leur lune
de miel, sur l’île de Capri.
For their supper, they had one spectacular dish –
a simmering stew of mollusks and fish.
And while he savored the broth
her bried’s heart made a wish.
Au souper, ils eurent un plat grand luxe :
un ragoût mijoté de poissons et mollusques.
Pendant que du bouillon lui goûtait la saveur,
la jeune épousée fit un voeu dans son coeur.


That wish did come true – she gave birth to a baby.
But was this little one human ? 
Well,
maybe.

Ce voeu devin réalité : elle eut un bébé.
Mais ce bébé était-il humain ?
Eh bé,
on ne sait point.
Ten fingers, ten toes,
he had plumbing and sight.
He could hear, he could feel,
but normal ?
Not quite.
this unnatural birth, this canker, this blight
was the start and the end and the sum of their plight.

Dix doigts, certes, et dix orteils –
tuyauterie interne en état –  pour voir des oeils –
de quoi tâter – pour entendre, des oreilles – 
Mais normal, sans men-
tir, pas vraiment.
Cette naissance contre nature, cette plaie, cet ulcère,
fut leur calvaire.


She railed at the doctor :
« He cannot be mine.
He smells of the ocean, and seaweed and brine. »
La mère injuria le médecin :
« Je ne peux pas l’avoir porté dans mon sein.
Il sent l’océan, le varech, l’oursin. »


« You should count yourself lucky, for only last week,
I treated a girl with three ears and a beak.
That your son is half oyster
you cannot blame me.
… have you considered, by chance,
a small home by the sea ? »
« Vous pouvez vous estimer heureuse : il y a quelques
jours, j’ai soigné une petite avec trois oreilles et un bec.
Si votre fils est une huître
m’en blâmer serait cuistre.
Pour vous loger, avez vous envisagé, d’aventure,
un endroit près de la mère… genre saumure ? »
Not knowing what to name him,
they just called him Sam,
or, sometimes,
« that thing that looks like a clam. »
Everyone wondered, but no one could tell,
When would young Oyster Boy come out of his shell ?

 Ne sachant trop quel nom donner à cet apôtre,
ils l’appelèrent juste Luc,
ou bien, de temps à autre,
 » ce trucmuche aux allures de mollusque. »

Tout le monde se demandait, mais qui
aurait su dire, quand donc il quitterait sa coquille.


When the Thompson quadruplers espied him one day
they called him a bivalve and ran quickly away.
Les quadruplés Thompson, un jour l’apercevant,
le traitèrent de bivalve et s’enfuirent comme le vent.
One spring afternoon,
Sam was left in the rain.
At the southwestern corner of Seaview and Main,
he watched the rain water as it swirled
down the drain.
Un après-midi de printemps,
Luc fut laissé sous une pluie battant.
Au coin sud-ouest des rues Marine et Principale,
il voyait l’eau du ciel s’engouffrant en spirale
dans un égout dégoûtant.


His mom on the freeway
in the breakdown lane
was pounding the dashboard –
she couldn’t contain
the ver-risng grief
frustration
and pain.
Sur l’autoroute, celle qui l’engen-
dra, sa maman, sur la bande d’arrêt urgent
frappait le tableau de bord des poings
car supporter elle ne pouvait point
son chagrin crois-
sant – sa frustration, de surcroît -,
sa croix.


« Really, sweetheart, » she said,
« I don’t mean to make fun,
but something smells fishy
and I think is our son.
I don’t like to say this, but it must be said,
you’re blaming our son for your problems in bed. »

« Franchement chéri, dit-elle à son mari,
sans plaisanterie,
cette histoire ne sent pas bon, à vrai dire le poisson,
et je crains que ça soit le fiston.
Je regrette d’en parler, mais ce doit être dit :
coupable ne le tiendrais-tu pas de tes problèmes de lit ? »
He tried salves, he tried ointments
that turned everything red.
He tried potions and lotions
and tincture of lead.
He ached and he itched and he twitched and he bled.

Il se frotta de baumes et d’onguents, il s’oignit
n’y gagnant que gerçures.
N’épargna ni potions ni lotions ni
plomb en teinture
Il souffrit, il saigna, se couvrit d’écorchures. 


The doctor diagnosed,
« I can’t be quite sure,
but the cause of the problem may also be the cure.
They say oysters improve your sexual powers.
Perhaps eating your son
would help you do it for hours! »
Le docteur ce discours lui tint :
« Difficile d’être certain,
mais la cause du mal n’en est-elle pas la cure ?
On dit les huîtres accroître le pouvoir d’effilure :
manger votre fils
vous aiderait peut-être à […] des heures de file ? »
He came on tiptoe
he came on the sly,
sweat on his forehead
and on his lips – a lie.
 » Son, are you happy ? I don’t mean to pry,
but do you dream of Heaven?
Have you wanted to die ?
Le père vint à l’enfançon
d’une démarche de faux jeton, 
la sueur mouillant son front,
aux lèvres un discours félon :
« Mon fils, es-tu heureux ? Sans indiscrétion,
rêves-tu quelques fois des célestes régions ?
T’es-tu jamais dit : « Mourrons » ? »
Sam blinked his eyes twice
but made no reply.
Dad fingered his knife  and loosened his tie.
Par deux fois les yeux du marmot
cligna, mais ne pipa mot.
Papa palpa son coutelas,  dégrafa son paletot.
As he picked up his son,
Sam dripped on his coat.
With the shell to his lips,
Sam slipped down his troat.
Quand il soulève Luc de sa couche,
l’enfant sur ses habits en gouttes se répand.
Ca y est, la coquille est au bord  de la bouche
paternelle… hop ! Luc dans la gorge descend !
 They buried him quickly in the sand by the sea
– sight a prayer, wept a tear –
and were back home by three.
A cross of gray driftwood marked Oyster Boy’s grave.
Words writ in the sand
promised Jesus would save.
Près de la mer, vite ils l’enterrèrent, dans la profondeur
des sables – soupirèrent des prières, versèrent des pleurs – 
et furent à la maison rentrés avant trois heures.
Des bois flottant à la dérive, une croix : la tombe du petit
Enfant Huître. Tracée sur le sable, la promesse du salut
de Jésus.
 But his memory was lost with one high-ride wave.
Mais sa mémoire, à al première marée, se perdit.
Back home, safe in bed,
he kissed her and said,
« Let’s give it a whirl. »
A la maison, bien au chaud dans le lit,
le père embrassa la mère et dit :
« Allez, on essaie. On s’entortille et on frétille. »
« But this time » she whispered, « we’ll wish for a girl. »
« D’accord, dit-elle. Mais cette fois, prions une fille. »

 

          Sur cette note joyeuse, je vous laisse profiter de ce jour férié. Puisse votre journée de la Toussaint être moins triste que « la triste fin du petit Enfant Huître » malgré le temps pluvieux (du moins chez moi :() ! J’espère que ces extraits, dans le cadre de mon « Un mois, un extrait », vous auront plu. Rendez-vous dans un mois !😉

       Mon édition de La Triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires de Tim Burton est l’édition spéciale dans la collection 10/18 avec une couverture toute noire, forcément. Elle vous coûtera EUR 9,63. La traduction de ces histoires, telles qu’elles sont présentées sur son blog,  est  celle de René Belletto et les illustrations de Tim Burton, himself.🙂

Rappel : Qu’est-ce qu’« Un mois, un extrait » ?

Lire chaque mois un ou plusieurs extraits d’une oeuvre choisie par moi ou par vous ! Car, la subtilité, c’est que pouvez aussi en être les acteurs en m’envoyant tous les mois (et avant le premier du mois) un extrait de votre choix. Vous serez invitée à écrire votre propre article sur mon blog et ainsi de partager votre histoire et vos ressentis avec moi et toute la blogosphère !🙂

La démarche est a suivante : vous pouvez soit me faire parvenir vos idées par courriel (l’adresse est disponible dans la rubrique « L’auteur », voir en haut de page), soit me laisser un commentaire en bas de ce billet pour ensuite poursuivre la discussion dans autres eaux, soit le faire publiquement ou par Message Privé sur la page Facebook de « La Bouteille à la Mer ».

Aucune obligation de posséder un blog ou d’être un(e) grand(e) spécialiste en littérature. C’est surtout le partage qui compte qui que vous soyez et quelques soit vos goûts. Je suis toujours curieuse de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux genres et c’est l’occasion ! 

« Dans les épisodes précédents », « Un mois, un extrait » a fait découvrir :

#1 : L’Idiot de Fiodor DOSTOÏEVSKI  C’est mon roman de Dostoïevski préféré et ce passage est vraiment central pour comprendre la relation difficile qui unie les deux personnages principaux : le prince Mychkine et Rogojine. 

 

#2 : Le Problème de la souffrance de Clive Staples Lewis. (exceptionnellement, sur ma page FB). On associe souvent C.S Lewis avec Narnia sans connaitre forcément ce qu’il a écrit à coté. Avec ce passage, c’est l’occasion de découvrir son style magnifique, légèrement lyrique parfois, mais accordé au thème qu’il aborde qui n’est ici pas la souffrance mais plutôt la « joie ».

12 Réponses to “"La Triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires" de Tim Burton”

  1. Méloë 20 novembre 2012 à 9:56 #

    J'aime profondément ce recueil. Les rythmes et les sons sont superbes et collent bien à l'ambiance très particulière des textes. j'aime comme ils sont à la fois drôles et touchants. Ce recueil me correspond et j'adore le rouvrir régulièrement. C'est une de mes oeuvres burtoniennes préférées.

  2. Alexandra Bourdin 23 décembre 2012 à 10:57 #

    J'avoue n'avoir lu de Tim Burton que ce petit recueil pour l'instant. Si tu as des conseils, je suis preneuse. :)Je suis désolée d'avoir tardé à te répondre

  3. maggie 31 décembre 2012 à 4:27 #

    je l'ai lu justement cette année et j'ai beaucoup aimé ce monde cruel de T. Burton. J'aime aussi ses illustrations et sa manière d'aborder la différence sans faire de pathos

  4. Alexandra Bourdin 2 janvier 2013 à 4:12 #

    Je viens de lire ton billet dessus : tu m'as appris ce qui la fait découvrir, tiens. Dommage que je n'ai pas pu voir l'expo à la Cinémathèque, elle m'aurait bien plu ! ^^J'aime beaucoup aussi son univers et en effet comment il arrive à nous faire réfléchir sur des sujets "graves" (la famille, la différence comme tu dis), à "choquer" son lecteur ou son spectateur sans que ça soit moralisateur ou larmoyant. Et c'est vrai que ses illustrations sont vraiment sympas.🙂

  5. Alacris 13 juin 2013 à 2:57 #

    J'aime beaucoup ce recueil de Tim Burton, lu quand j'étais au lycée, et les poèmes que tu as cités (bel agencement avec les images et la traduction).Pour ma part, mon poème préféré est probablement "Voodoo Girl".

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